Retour sur la Learning Expedition à l’IUT de Bordeaux
Retour sur la Learning Expedition à l’IUT de Bordeaux : habiter l’espace d’apprentissage plutôt que le traverser
Le 2 juillet dernier, le LearningLab Network, l’université de Bordeaux et le projet InnovationS organisaient une Learning Expedition au sein du département Techniques de Commercialisation de l’IUT. Réunissant une trentaine d’enseignants et d’acteurs de l’enseignement supérieur (sur place et à distance), cette demi-journée proposait d’explorer concrètement les liens entre aménagement spatial, postures enseignantes et expériences d’apprentissage.
Observer et ressentir les lieux
La rencontre a démarré par une déambulation sensible dans les locaux. Casque aux oreilles pour les participants à distance comme sur site, chacun a pu parcourir les salles guidé par une capsule audio invitant à prêter attention aux usages induits, aux postures et aux interactions possibles.
L’espace n’est pas capacitant par nature : témoignage et retours de pratiques
Catherine Madrid et Laurence Chérel, enseignantes en marketing à l’IUT, ont ensuite partagé leurs questionnements et les ajustements pédagogiques nés de la transformation de leurs salles.
Leur constat principal : un aménagement ne crée pas la pédagogie à lui seul. L’environnement ne devient « capacitant » (en référence aux travaux de Solveig Fernagu) que si l’enseignant choisit de s’en emparer et si l’étudiant s’y autorise. Une salle classique peut d’ailleurs tout à fait fonctionner : l’essentiel réside dans l’adéquation entre objectifs pédagogiques et confort d’exercice, afin d’habiter les lieux plutôt que de simplement les traverser.
Deux ateliers pour tester la transférabilité
L’après-midi s’est poursuivie par deux ateliers complémentaires :
- « Voyage organisé » (animé par Cécile Garcia et Corine Parvéry) : un parcours balisé pour tester rapidement des pistes d’évolution concrètes.
- « Voyage à la carte » (animé par Catherine Madrid, Laurence Chérel et Erika Hierholzer) : un travail à partir des problématiques réelles des participants, projetées dans les espaces de l’IUT.
L’occasion de mesurer que si chaque aménagement s’inscrit dans un contexte propre, les questionnements sur la posture et la place accordée aux étudiants sont universels.



